LES CONSÉQUENCES DE LA POLLUTION SUR LES ENFANTS

Habitant dans une grande ville, dois-je laisser mon enfant jouer dehors ? La pollution est-elle trop dangereuse pour son organisme ? Quels sont les risques sur le long terme ?

Les grossesses exposées à la pollution sont-elles dangereuse pour l’enfant ?

Selon certaines études, l'exposition des femmes enceintes au monoxyde de carbone et à l'ozone augmente le risque de troubles pulmonaires ou cardiaques chez leur enfant. D’autres affirment qu’une diminution du poids du bébé et de son périmètre crânien à la naissance est prévisible. Ces effets seraient perceptibles dès le deuxième trimestre de la grossesse.

La pollution peut donc avoir de sérieuses conséquences sur les nouveau-nés, au même titre que le tabagisme maternel ou les régimes alimentaires déséquilibrés.

Prenons l’exemple des gaz d’échappement de moteur diesel. Des scientifiques ont démontrés que ces derniers avaient des effets sur le métabolisme du fœtus. Ces effets seraient visibles sur la première génération mais également sur la suivante. Des problèmes de santé, liés à la pollution de l’air, pourraient donc se transmettre sur deux générations.

Encore aujourd’hui on ne peut pas dire clairement en quoi et pourquoi la pollution à un impact sur le fœtus. Mais en sachant que la mère est en contact quotidien avec la pollution, pourquoi l’enfant en serait protégé ? L’exemple du tabac est le plus parlant. Fumer pendant la grossesse, peut développer chez l’enfant des malformations ou d’autres problèmes divers à la naissance.

L’enfant est plus vulnérable que ses parents face à la pollution

Les enfants respirent à une fréquence plus élevée que les adultes, ils inhalent en conséquent plus de substances polluantes. Les promenades à pied ou en poussette, exposent les enfants directement à hauteur des pots d’échappement. Leur appareil respiratoire est en plein développement, et ils sont plus facilement sujets aux allergies ou aux irritations.

Les cellules bronchiques de l'enfant sont fragiles, en particulier les cellules ciliaires. Ce sont les cellules qui éliminent les poussières en les faisant remonter à l'extérieur de l'arbre respiratoire. Des cellules immatures trop fréquemment exposées risquent d'être définitivement endommagées. L'irritation des bronches liée aux polluants favorise également l'apparition de crises d'asthme et aggrave les lésions de la bronchiolite virale chez le nourrisson.

Des risques à court et long terme

A très court terme, les enfants ont déjà des symptômes face à la pollution ; ils se grattent les yeux et le nez, toussent un peu plus que d’habitude, sentent une irritation dans la gorge…

A long terme, on peut voir apparaître d'autres effets. Chez les enfants, en particulier, cette accumulation d'inhalation de particules pose problème. Ces polluants sont très irritants pour l’organisme, tout comme la fumée d’une cigarette. Cela peut engendrer des bronchites chroniques ou des troubles de la croissance du poumon, pas encore terminé chez les enfants.

L'exposition aux particules fines peut aussi avoir un impact sur l'expression des gènes et la modifier, entraînant plus d'asthme et plus d'allergies. La pollution accentue l’asthme mais elle n’est pas sa cause première.

Y-a-t-il des solutions pour limiter tous ces effets indésirables ?

Pour commencer, il faut savoir qu’il existe deux grandes formes de pollution, la pollution intérieure et la pollution extérieure. Il faut savoir se protéger de ses deux formes de pollution.

Pour la pollution extérieure, si vous habitez en ville, ne privez pas pour autant votre enfant d’une promenade. Cependant, il serait conseillé d’éviter les sorties pendant un pic de pollution ou aux heures de pointe où l'air se charge en ozone. Il est préférable de se balader le matin ou dans la soirée, en favorisant les espaces verts. Il est également important de se méfier du brouillard, ses fines gouttelettes contiennent des polluants très faciles à inhaler. Préférez également une poussette plus haute pour éviter le contact directe de votre enfant avec les pots d’échappement. Il faut aussi bien évidemment surveiller d’éventuels symptômes comme des picotements dans la gorge, aux yeux ou des difficultés pour respirer. Pour protéger les enfants de la pollution, il existe aujourd’hui des masques contre cette dernière. Ces masques sont spécialement étudiés et adaptés aux enfants.

La pollution intérieure est moins connue mais tout aussi dangereuse pour l’enfant ; le tabagisme passif, les produits chimiques, les sprays, les désinfectants… Il est donc impératif d’aérer régulièrement votre maison, les chambres en priorité et de préférence la nuit. Il est également fortement déconseillé de fumer dans une voiture transportant des enfants.

Maintenant vous savez tout ! Plus d’excuses pour ne pas faire attention à la pollution de l’air, suivez tous nos conseils et tout ira pour le mieux ! 

Sources :

BFMTV

Environnement.doctissimo

L'express