COMMENT PROTÉGER LES CYCLISTES DE LA POLLUTION ?

La pollution de l’air touche les différentes populations urbaines : cyclistes, piétons ou automobilistes, nous y sommes tous plus ou moins exposés. Elle tue 10 plus que les accidents de la route en France. Alors comment se protéger de cette pollution de l’air qui nous touche tous?

D’où vient la pollution de l’air ?

La pollution de l’air est due à différents polluants présents dans l’atmosphère. Ces polluants peuvent être d’origine naturelle (polluants émis par la végétation, l’érosion du sol, les volcans ou les océans) ou d’origine anthropique, c'est-à-dire produits par les activités humaines. Il faut savoir que tous les secteurs d’activités humaines sont susceptibles d’émettre des polluants atmosphériques : l’industrie, les transports ou encore l’agriculture peuvent être sources de pollution.Les polluants observés dans l’atmosphère peuvent aussi venir de réactions physico-chimiques. Ces réactions, régis par les conditions météorologiques, surviennent le plus souvent entre des composants chimiques, à savoir des polluants primaires et d’autres constituants de l’atmosphère. L’ozone, les oxydes d’azote, les COV (Composés Organiques Volatils), les PM (particules en suspension) ou encore les CO (monoxyde de carbone).

Quelles sont les conséquences de la pollution ?

Chacun imagine facilement que la pollution puisse être responsable de problèmes des voies respiratoires : asthme, irritation du nez ou de la gorge, etc. Mais ce n’est que la partie visible de l’iceberg. L’essentiel de la mortalité est lié aux problèmes cardiovasculaires. Une fois dans les poumons, les molécules de pollution passent dans la circulation sanguine et irritent les veines et les artères. C’est ainsi que la pollution est responsable d’environ un tiers des AVC et d’un tiers des infarctus. L’organisation mondiale de la santé (OMS) l’appelle « le tueur invisible ».

Les usagers du métro, les plus exposés à la pollution ?

Il faut savoir que nous sommes tous exposés à la pollution de l’air à différents niveaux en fonction des trajets et de la distance que nous faisons, de la présence plus ou moins forte des polluants dans la ville ou le taux d’inhalation selon l’effort réalisé ou encore selon le moyen de transport emprunté.L’espace confiné du métro et l’activité des rames exposent ses passagers à une forte dose de particules fines, 10 fois plus élevé qu’à la surface. En voiture, l’habitacle fermé stocke également l’air pollué, ce dernier n’est pas renouvelé, les polluants sont donc très présents. Il peut alors être préférable de marcher ou de prendre son vélo mais l’exposition reste importante en ville. Une étude a démontré que l’on inhalait moins de dioxyde d’azote et de monoxyde de carbone avec ces modes de transport doux. Il faut néanmoins être prudent et prendre en compte la durée du trajet et l’effort physique requis. En ce qui concerne la pratique du vélo, il faut y aller doucement. Un effort physique augmente la fréquence respiratoire et aggrave considérablement l’effet de la pollution. Il faut alors trouver une solution pour se protéger de cette pollution de l’air. Mais comment trouver une protection anti-pollution efficace ? 

Comment se protéger de la pollution ?

Le simple port d'un tissu devant le bas du visage ne protégera pas contre la pollution aux particules fines. Les mailles n'étant pas assez resserrées pour les filtrer.

Il est possible de se protéger la pollution avec des masques anti-pollution urbains. Mais encore faut-il que ces derniers soit efficaces…

Il faut évidemment bien choisir son masque. Il est important de prendre en compte plusieurs critères essentiels :

-      Une bonne étanchéité, pour éviter les fuites d’air qui rendent le masque peu efficace

-      Choisir la bonne taille adaptée à son visage pour ne pas laisser l’air passé

-      Un filtre performant qui permet de filtrer un haut de degré de particules fines (FFP2 et FFP3)

-      Le masque doit être réutilisable et les filtres changeables, pour une durée de vie plus longue du produit et une efficacité constante

D’autant plus aujourd’hui il est possible de trouver des masques adaptés au marché urbain. Ces masques disposent d’une ergonomie plus agréable pour le confort de respiration, d’une facilité d’utilisation et de transport ou encore un design qui donne envie d’être porté.

 Outre l’efficacité du filtre, le design du masque ou encore les couleurs du masque. Il est très important de prendre un masque parfaitement adapté à votre morphologie, car le masque ne sera efficace que s’il épouse parfaitement la forme du visage. De nombreux masques ne proposent qu’une seule taille ce qui peut provoquer un problème de fuites d’air et a fortiori d’efficacité. Il existe une nouvelle technique innovante de thermoformage qui permet aux masques de s’adapter parfaitement au visage de leur utilisateur. Il suffit de chauffer le masque quelques secondes avec un sèche-cheveux puis l’appliquer sur son visage en appuyant légèrement. Le masque prend immédiatement la forme du visage et permet une parfaite étanchéité

D’autres solutions

N’hésitez pas à adapter votre itinéraire pour inhaler le moins de particules fines possible. Plusieurs études ont prouvé qu'emprunter les aménagements prévus pour cyclistes, à l'écart de la circulation, permet de diminuer le taux de particules inhalées. Une étude menée par Airparif, datant de 2009, démontre qu'en moyenne, l'exposition à la pollution est deux fois moins élevée pour le cycliste sur une piste séparée que dans la circulation automobile et 30 % moins élevée dans les couloirs de bus. 


Sources :

Lecyclo.com

Respire-asso.org

Citycle.com

Consoglobe.com